XVIII CHRONOLOGIE DE MONTAIGNE
de Montaigne. On a porté contre lui, non pas de son vivant, mais trois siècles après, en 1855, l'accusation d'avoir négligé ses devoirs de maire. Ce grief est complètement injustifié. Nous avons démontré que pendant toute cette année il a déployé un grand courage et un grand dévouement comme maire, et que, loin d’avoir reçu des reproches pour sa conduite, il a, au contraire, après sa mairie, été très honoré par ses contemporains les plus illustres ét appelé « le grand Montaigne », « le Thalès français », « l’un des plus grands ornements non seulement de la Guyenne, mais de la France ».
1585. — La seconde mairie de Montaigne était expirée. Le maréchal de Matignon, tout en restant lieutenant général du royaume en Guyenne, lui succéda.
1586. — Montaigne rentra à son château et prépara la quatrième édition des Essais, en y ajoutant un troisième livre dans lequel il complète ses préceptes pour apprendre. à ses lecteurs à utiliser les matériaux de la vie, et comment ils doivent vivre.
Il y donne, entre autres récits, à la fin de IL, 12, une anecdote qui devrait toujours rester présente à l'esprit du lecteur. Elle le présente non seulement comme absolument maître de lui, en présence d’une tentative de pillage de son château, mais elle montre que sa physionomie et son attitude exerçaient sur son entourage une influence presque fascinatrice, qui explique plus d’un trait de sa vie.
Dans cette édition, Montaigne introduit une RER qui, considérée attentivement, se trouve être une clé des Essais, qui vient se joindre, avec plus d’utilité
encore, à celle de I, 40, et que nous avons utilisée dans.
1 Étude.