ACTE 1, SCÈNE V
Puissent mes javelols, à l'autel suspendus, Dédier ma victoire au vainqueur de l'Indus ! Assez l'horrible monstre , effroi de nos murailles , A fuit de Calydon un champ de funérailles: Il est temps que le fer en son flanc déchiré Aille chercher le sang qui l'a désaltéré. Résolu de tenter cette grande entreprise, Je veux savoir, d'abord, si le ciel l'autorise; Et je viens, franchissant le seuil de vos parvis, Consulter sur mon sort les célestes avis.
Valeureux Agéaor , j'admire votre audace : Mais du grand-prêtre, en vain, j'occupe ici la place ; D'obéir à sa loi je ne suis point exempt. Il peut tout; il commande , invisible ou présent; Et transmise à lui seul , la volonté sacrée. Par lui seul , en ce jour, vous sera déclarée. 5 - -3
26 CORÉSUS.
AGÉNOR
Corésus!... Quoi! C'est lui .'...Bannissons mon effroi ; Je l'estime encor trop pour douter de sa foi : Qu'il parle , j'y consens , et j'attends sa rc'iionse.
ARCAMÈNE.
Je vais savoir de lui ce que le dieu prononce. Demeurez.