‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 87 sur 188 · ACTE IV, SCÈNE I. ï6i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. ï6i

ERNANCE.

Que ne puis-je, seigneur, perdre aussi la lumière! Pour la seconde fois entendez ma prière : Que le sang paternel soit payé par le mien ; Ne vous dérobez pas un zélé citoyen.

Nourri dans la bassesse et dans l'ignominie , Adimar a sur lui versé la calomnie :

Cet honneur , il est vrai , manquait à ses vertus. Vous le regretteriez quand il ne serait plus. Le temps, à qui tout cède, et par qui tout s'éclaire, Viendrait vous reprocher un arrêt trop sévère ; Et Naples, apaisant ses mânes en courroux , Sur son cercueil , un jour , gémirait contre vous. A paraître en ces lieux il tarde , ce me semble ?

CHARLES

Il n'est pas loin. Tandis que le conseil s'assemble , J'ai voulu vous admettre et vous entretenir. Certes ! ce n'est pas vous que je voudrais punir.

i6* CONRAD IN.

Je ne prononce point : votre destin suprême

Dépend de Procida, peut-être de nous-même.

Demeurez près d'ici.

(^Pendant qu'elle se relire , Charles fait un signe , et l'assemblée est introduite. )

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