‹ uvres complètes de Millevoye (volume 2)Chapitre 95 sur 188 · ACTP: IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTP: IV, SCENE VII

J'ai quitté son palais. Je pouvais , par la fuite , Des gardes vigilants prévenir la poursuite ; Mais, par la voix publique informé de son sort , Je viens solliciter et sa grâce et ma mort.

A cette ingratitude aurais-je dû m'attendre.' Moi de vous recevoir lâchement me défendre ! Eh quoi, jeune inconnu ! vous voulez me ravir L'honneur d'avoir osé vous plaindre et vous servir ? C'est me calomnier.

• cosRADiN,à part.

Trop généreuse audace !

CHARLES, à Conradin.

Ton dévoûment me plaît : je t'accorde ta grâce.

CONRADfN.

Sans la sienne , seigneur , je ne puis l'accepter.

J'ai condamné ses jours.

Comment?

CONRADlN.

Je viens les racheter.

CHARLES

CONRADlN.

Par un aveu d'une haute importance.

PROCIDA

Il est trop tard. Laissez s'accomplir ma sentence. Prince , n'écoutez pas des discours superflus.

CONRADlN.

Dès que j'aurai parlé, vous ne douterez plus.

Parlez, expliquez -vous.

» CONRADlN.

Je ne dois point vous taire Qu'au cercueil avec moi descendra ce mystère , Si vous ne promettez que ses jours délivrés Pour vous, pour vos fureurs sont à jamais sacrés.

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