‹ uvres complètes de MillevoyeChapitre 1 sur 40 · uvres complètes de Millevoye · texte numérisé non relu

uvres complètes de Millevoye

Cj ON VENIR de ses fautes est un devoir; tenter d'y remédier est un plaisir. Je m'étais trompé dans ma première édition. Les critiques m'en ont averti avec plus ou moins d'aigreur. Qu'importe, si le résultat est le même ? Presque toutes leurs remarques étaient justes; j'en ai profité.

En relisant mon ouvrage, je me suis senti effrayé de la prodigieuse quantité de fautes échappées à un travail trop rapide que j'avais d'abord entrepris comme étude. Loin de transiger avec moi-même, j'ai cor-

lo AVERTISSEMENT.

rigé sévèrement, et, quand les corrections n'ont point suffi, j'ai refait, me défiant surtout de cette précision laborieuse et de cette littéralité infidèle dont l'ahus m'avait été si funeste....

Ut me malus abstulit error!

J'ai retraduit entièrement et dans un meilleur système la première églogue, dont la traduction d'abord très- défectueuse eût été capable d'indisposer contre tout le reste. Dans les suivantes, j'ai retravaillé plusieurs passages, ou seulement défectueux , ou décidemment mauvais , et corrigé parmi les détails un assez grand nombre de vers pénibles et négligés. Au total cette traduction, quoique fort améliorée, est encore bien loin d'être irréprochable , mais j'en ai fait

AVERTISSEMENT. ii

disparaître tout ce qui a paru déplaire ; je me suis souvent montré pour moi-même plus sévère que ceux de mes juges qui l'ont été le plus. Si mes efforts ne sont la preuve de mon talent, qu'ils soient du moins celle de ma soumission à la critique éclairée et de mon respect pour le public.

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