‹ uvres complètes de MolièreChapitre 110 sur 553 · ACTE II, SCENE VI. lU · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VI. lU

MONSIEUR I>E POURCEAUCNAC, à ptr».

Oh! oh! quelle égrillarde!

onoNTE. Je voudrois bien, dis-je, savoir par quelle raison, s'iîvou, plaît, vous avez la hardiesse de...

(Julie conliniic le même jeu.) MONSIEUR DE POCRCEAUGNAC, à part.

Verlu de ma vie!

ORONTE, à Julie.

Encore! Qu'est-ce à dire, cela?

JLLIE.

Ne voulez-vous pas que je caresse l'époux que vous m'avez choisi ?

ORONTE

Non. Rentrez là dedans.

JULIE

Laissez-moi le regarder.

ORONTE

Rentrez, vous dis-je.

JII.IC.

Je veux demeurer là, s'il vous plait

ORONTE

Je ne veux pas, moi; et, si lu ne rentres tout à l'heur^ je...

JULIE

Hé bien ! je rentre.

ORONTE

Ma fille est une solle qui ne sait pas les choses.

MONSinCR DE POLRCEAUGNAC, à par».

Comme nous lui plaisons!

ORONTE, â Julie, qui esi resiée après avoir fait quelques pas pour i'ea «lier.

Tu ne veux pas te retirer?

Jl'LIE.

Quand est-ce donc que vous me marierez avec monsieur?

Or.ONTE-

Jamais; et tu n'es pas pour lui.

JULIE

Je le veux avoir, moi, puisque vous me l'avez promis.

OnONTE.

Si je le l'ai proffîis, je le le dépromets

i42 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, à pari.

Elle voudroit bien me tenir.

JULIE

Vous atez beau faire, nous serons mariés ensemble es iépit de tout le monde.

ORONTE

Je vous en empêcherai bien tous deux, je vous assure Voyez un peu quel verligo lui prend.

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