‹ uvres complètes de MolièreChapitre 127 sur 553 · SCÈNE Vil. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAG, SBRIGANI, UN EXEMPT · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil. — MONSIEUR DE POURCEAUGNAG, SBRIGANI, UN EXEMPT

SBRIGAPil, â monueiir <le Pourceaugoac.

II faut lui donner de l'argent pour vous laisser aller. Faite» vite.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAG, doonant de l'argent à SLrigaïu.

Ah ! maudite ville !

SBRIGANI

Tenez, monsieur.

l'exempt.

Combien y a-t-il?

SBRIGANI

fin, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix-

l'exe.mpt.

Non ; mon ordre est trop exprès.

SBRIGANI , à l'eieiiipt qui veut s'en aller.

Mon Dieu ! attendez, (a monsieur de PourceajgoM.) Dépêches ; donnez-lui-en encore autant.

Mais.,,

158 MOrsSiliUR DE POURCEAUGNAC

SBRIGANI

Dépêchez-vous, vous dis-je, et ne perdez point de tenEp». V'ous auriez un grand plaisir quaud vous seriez pondu !

MONSIEUR DE POURCEACGNAC.

Ah !

(11 don'" ^core de l'argenl à Sbrigaoi.) SBRIGAINÏ , à l'exempt.

Tenez, monsieur.

l/tXKMPT, à Sbrigani.

U faut donc que je moiifuie avec lui ; car il n'y auroit point ici di' sùrelé pour moi. Laissez-le-moi conduire, et ne bougez dici.

SBRIGANI

Je VOUS prie donc d'en avoir un grand soin.

l'exempt.

Je vous promets de ne le point quitter que je ne l'aie mis en lieu de sûreté.

• MONSIEUR DE POURCEALGNAC, à Sbrigani.

Adieu. Voilà le seul honnête homme que j'aie trouvé en cette ville.

SBRIGANI

Ne perdez point de temps. Je vous aime tant, que je voudrois que vous fussiez déjà bien loin, (s ui.) Que le ciel fe conduise! Par ma foi, voilà une grande dupe! Mais voici...

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