‹ uvres complètes de MolièreChapitre 155 sur 553 · SCÈNE III. - CALISTE, .e»ie · texte numérisé non relu

SCÈNE III. - CALISTE, .e»ie

Ab . que sur notre cœur La sévère loi de l'bonneur Prend un cruçl empire!

Je ne fais voir que rigueurs pour Tyvcii; 8t ct-pendani , sensible à ses cuisants souci*, De sa langueur en secret je soupire, Et voudi'Ois bien soulager son martyre.

C'est à vous seuls que je le dis, Arbres, n'allez pas le redire.

Puisqne le ciel a voulu nous former Avec un cœur qu'Amour peut enfUmmer.

Quelle rigueur impiloyalile Contre des traits si doux nous force à août ncmes El pontqnoi, sans être blàmaiiie.

Ne peut-on pas aimer Ce que l'on trouve aimable?

Hélas ! que vous êtes beureux, Uaociots animaux, de vivre «ans cootraiote.

496 LES AMANTS BlAGWTFîQLlES.

El de pouvoir suivre «ans crainte Les doux emportt'Dients de vos ccpurs amoureux! flélas! petits oiseaux, que vous êtes heureul

De ne sentir nulle contrainte,

Et de pouvoir suivre sans crainte If. Joux emporlcineots de vos ca-urs amoureu)

Mais le sommeil sur ma paupière Verse de se» pavots l'agiéaljle fraloheurj

Donnons-nous à lui tout entière;

Nous n'avons pai de loi lévère Qui défende i noti<^D&d'er. goûter la doncear.

Page 1