ACTE m, SCÈNE XIV
dans un étrange état. Ahi. Je n'ai pas voulu mourir sans venir demander pardon à toutes les personnes que je puis «voir offensées. Ahi. Oui, messieurs, avant que de rendre le dernier soupir, je vous conjure de tout mon cœur de vouloir me pardonner tout ce que je puis avoir fait, et principalemeut le seigneur Argante et le seigneur Géroate. Ah).
ARGANTE
Pour moi, je te pardonne; va, meurs en r^pos,
SCAPIN, à Géronte.
C'est vous, monsieur, que j'ai le plus offense par les eoups de bâton que...
GÉRONTE
Ne parle point davantage, je te pardonne aussi.
SCAPIN
C'a été une témérité bien grande à moi, que les coups d« bâton que je...
GÉRONTE
Laissons cela.
♦ SCAPIN
J'ai, en mourant, nne douleur inconcevable des coups di bét(*i que...
GERONTE.
Mon Dieu! tais-loi.
SCAPIN
Les malheureux coups de bâton que je vous...
Tais-toi, te dis-je; j'oublie tout.
SCAPIN
Hélas! quelle bonté! Mais est-ce de' bon cœur, nmiisiewr, ^e vous me pardonnez ces coups de bâton que...
GÉRONTE
Hé! oui. Ne parlons plus de rien; je te pardonne tout ; Toilà qui est fait.
SCAPIN
Ah ! monsieur, je me sens tout soulagé depuis cette p*. rôle.
GÉRONTE
Oui ; mais je te pardonne à la charge que tu mourrai.
SCAPIN
Comment! monsieur?
4T8 LES FOURBERIES DE SCAi 1H,
GÉRONTE
Je me dédis de ma parole, si tu réchappes.
SCAPIN
Ahi, ahi. Voilà mes foiblesses qui me reprennent.
ARGANTE
Seigneur Géroule, en faveur de notre joie, il faut lui fs,.» ionner sans condition.
Soit.
AliCANTE.
Allons souper ensemble, pour mieux goûter notre plaisir.
SCAPIN
Et moi. qu'on me porte au houi ie ia i»bh:, t-n etteQdaoi
t» l'Es FOini-Fr.IEi us Si.APiS.
LA
COMTESSE D'ESC ARBAGNAS.