SCÈNE III. — LA CO.UTESSE, JULIE, ANDRÉE
LA CO.MTESSE, à A.ulrée.
Fille, approchez.
ANDRÉE
Que vous plaît-il, madame?
LA COMTESSE
Otez-moi mes coiffes. Doucement donc, maladroite ; comme vous me saboulez la tête avec vos mains pesantes!
ANDRÉE
Je fais, madame, le plus doucement que je puis
LA COMTESSE
Oui ; mais le plus doucement que vous pouvez est fort rudeinent pour laa tête, et vous me l'avez déboîtée. Teuei
encore ce manchon ; ne laissez point traîner tout cela, ei portez-le dans ma garde-robe. Eh bien! où va-t-elle? oè va-t-elle? Que veut-elle faire, cet oison bridé'
ANDRÉE
Je veux, madame, comme vous m'avez dit, porter cela aux garde-robes.
LA COMTESSE
Ah! mon Dieu, l'impertinente! (a juiie.) Je vous demande pardon, madame, (a Andrée.) Je vous ai dit ma garde-robe grosse bête, c'est-à-dire où sont mes habits.
ANDRÉE
Est-ce , madame , qu'à la cour une armoire s'appelle une garde-robe?
LA COMTESSE
Oui, butorde; on appelle ainsi le lieu où l'on met les habits
ANDRÉE
Je m'en ressouviendrai, madame, aussi bien que de votre grenier, qu'il faut appeler garde-meuble.