‹ uvres complètes de MolièreChapitre 440 sur 553 · SCÈNE IV. — TRISSOTIN, PHILAMINTE, CLITANDRK, ARMANDE, JULIiîN · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — TRISSOTIN, PHILAMINTE, CLITANDRK, ARMANDE, JULIiîN

JtLlEn".

Le savant qui tantôt vous a rendu visite,

Et de qui j'ai l'honneur d'être l'humble valet,

Madame, vous exhorte à lire ce billet.

PHILAMINTE

Quelque important que soit ce qu'on veut que je lise. Apprenez, mon ami, que c'est une sottise De se venir jeter au travers d'un discours ; Et qu'aux gens d'un logis il faut avoir recours, Afin de s'introduire en valet qui sait vivre.

JULIEN

Je noterai cela, madame, dans mon livre.

l'IlILAMINTE lit.

« Trissotin s'est vanté, madame, qu'il épouseroit votre fille. • Je vous donne avis que sa philosophie n'en veut qu'à vos » richesses, et que vous ferez bien de ne point conclure ce I) mariage, que vous n'ayez vu le poëme que je compose I) contre lui. En attendant cette peinture, où je prétends vous » le dépeindre de toutes ses couleurs, je vous envoie Horace, « Virgile, Térence, et Catulle, où vous verrez notés en marge » tous les endroits qu'il a pillés. »

Voilà sur cet hymen que je me suis promis. Un mérite attaqué de beaucoup d'ennemis; Et ce déchaînement aujourd'hui me convie A faire une action qui confonde l'envie,

' Dans celte scène, Molière eut l'art d'intéresser la cour au succès d'un outrage contre lequel il prévoyait que beaucoup de gens pourraient se décluiuer, A^ucune des parties inléressces n'osa faire un mouvement. Colin, qiioiiiuo ho- Doré de l'amiiié d'une princesse, et de celle de plusieurs (emnies considi ral<!e». •e vis personne s'élc-ver en ?a f""'" ■ (Bret.l

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