‹ uvres complètes de MolièreChapitre 475 sur 553 · ACTE I, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VII

ARGATf.

Et a eu l'effronterie de me dire que je ne suis point malade.

bi'line.

C'est une i«ripertinenle.

Tous savez, mon cœur, ce qui en esS-

BÉI.INE.

Oui, mon cœur; elle a tort.

ARGAN

M'amour, cette coquine-là me fera mourir.

BiaiNE.

Hé là, hé là !

ARGAN

Elle est cause de toute la bile que je fais.

BÉLINE.

Ne vous fâchez point tant.

ARGAN

Et il y a je ne sais combien que je vous dis de me la chasser.

BKMNE.

Mon Dieu! mon fils, il n'y a point de serviteurs et de servantes qui n'aient leurs défauts. On est contraint parfois de souffrir leurs mauvaises qualités , à cause des bonnes. Celle-ci est adroite, soigneuse, diligente, et surtout fidèle ; et vous savez qu'il faut maintenant de grandes précautions pour les gens que l'on prend. Holà! Toinelte!

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