‹ uvres complètes de MolièreChapitre 477 sur 553 · ACTE 1, SCÈNE IX. êU · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE IX. êU

ARGAN, <e jetant dans sa chaiie.

Ah, ah, ah! je n'en puis plus.

BtLlNE.

Pourquoi vous emporter ainsi? Elle a cru faire bien.

AIîGAN.

Vous ne connoissez pas, m'amour , la malice de la peiiiarde Ah ! elle m'a mis tout hors de moi ; et il faudra plus do huit médecines et de douze lavements pour réparer lout reci.

BÉLINE.

Là, là, mon petit ami, apaisez-vous un peu.

ARGAN

Ma mie, vous êtes toute ma consolation.

BÉLINE.

Pauvre petit fils!

ARGAN

Pour tâcher de reconnoîlre l'amour que vous me portez je veux, mon cœur, comme je vous ai dit, faire mot testament.

BÉLINE.

Ah ! mon ami, ne parlons point de cela, je vous prie : je ae saurois souffrir cette pensée; et le seul mot de teslaraect me fait tressaillir de douleur.

ARGAN

Je vous avois dit de parler pour cela à votre notaire.

BÉLINE.

Le voilà là dedans, que j'ai amené avec moi

ARGAN

Faites-le donc entrer, m'amour.

Hélas! mon ami, quand on aime bien un mari, on n'est guère en état de songer à tout cela

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