MONSIEUR DE BONNEFOI
Elle m'a, monsieur, expliqué vos intentions, et le desscia où vous êtes pour elle ; et j'ai à vous dire là-dessus que TOUS ne sauriez rien donner à votre femme par votre testament.
ARGAN
Mais pourquoi?
MONSIECn DE BONNEFOI.
La coutume y résiste. Si vous étiez ei. pays de droit écrit, cela se pourroit faire : mais, à Paris et iaus les pays coutumiers, au moins dans la plupart, c'est ce qui ne se peut ; et la disposition seroit nujle. Tout l'avantage qu'homme et femme conjoints par mariage se peuvent faire l'un à l'autre, c'est un don mutuel entre vifs -, encore faut-il qu'il n'y ait enfants, soit des deux conjoints, ou de l'un d'eux, lors dm décès du premier mourant*.
Voilà une coutume bien impertinente, qu'un mari ne puisse rien laisser à une femme dont il est aimé tendrement, et qui prend de lui tant de soin ! J'aurois envie de consulter mon avocat, pour voir comment je pourrois faire.