‹ uvres complètes de MolièreChapitre 547 sur 553 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

SotilTrez qu'Amour cette nuit vous réveille; Par mes soupirs laissez- vous enflammer; Vous dormez trop , adorable merveille , Car c'est dormir que de ne point aimer.

Ne craignez rien; dans l'amoureux empire Le mal n'est pas si grand que l'on le fait ; Et lorsqu'on aime , et que te cœur soupire 5 Son propre mal souvent le satisfait.

ije mal d'aimer, c'est de vouloir le taire : Pour l'éviter, parlez en ma faveur.

Amour le veut , n'en faites point mystère. Mais vous tremblez, et ce dieu vous fait peur'

Peut-on souffrir une plus douce peine?

Peut-on subir une plus douce toi?

Qu'étant des cœurs la douce souveraine.

Dessus le vôtre , Amour agisse en roi.

Rendez-vous donc, ô divine Amarante, Soumettez-vous aux volontés d'Amour ; Aimez pendant que vous êtes charmante, Car le temps passe et n'a point de retour*.

* On troQre cet itances à la page 201 do la première partie d'un recueil inti» tmlë DiHcet dt la poéti» galante; Jean Hibou, 166S ; elles sont signées M*- Itère. lAtmé Hartiu.l

POÉSIES DIVERSES

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