SCÈNE XV. - MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, UN
APOTHICAIRE , lenanl une «eringue.
l'apothicaire Monsieur, voici un petit remède , un petit remède , qu'il vous faut prendre, sil vous plait, s'il vous plait^.
MONSIEUR DE PODRCEAUGNAC.
Comment? Je n'ai que faire de cela.
l'apothicaire Il a été ordonné, monsieur, il a été ordonné.
monsieur DE POURCEADGNAC.
Ah! que de brui^-
' < Bonjour, bonjour, bonjour. Ne TOUS laissez pas tuer par lessoullrance» de
> la mélancolie. Nous vous ferons rire avec nos chanls harmonieux. Nous ne
> sommes venus ici que pour vonsgiiérir. Bonjour, bonjour, bonjour.
> La fol e n'est pas autre cbose que la mélancolie. Le malade n'est pas déses-
> péré, s'il veut prendre un peu de divertissement. La folie n'est pas autre cbose
> que la mélancolie.
> Allons courage. Chantez, danseï, riez ; et, si vous Toulez encore mieux faire,
> quand vous sentirez approcher votre accès de folie, prenez un verre île vin, » et quelquefois une prise de tabac. Allnns, gai, monsieur de PourceaugadC<ll
(AUS-ii.) * Lldie de la scène des apothiciires itX empruntée 1 une farce en •'tn À^ huit tyllabei, de CheTalier, représentée sur la tbéltre du Haraii, en 1661, huit tju iTtnt Pourceaugnac. Voici le caneias de cette scène : < La Roque a beaom
• d'arftnt pour régaler des dames; il dit i Guillot de lui procurer cinquante
• pistoUi sur une bagne qu'il lui remet, et sort. Un chevalier d'industrie a tout
• eoteata : U oSre à Guillot de lui indiquer un booime qai fera son affaire, «t
• le met entre la) mains d'an autre fripon qui parolt en habit de médecin. Ce
• (aux médKiB dit ^oll a promis de le fufrxt, el qu'il ^eut remplir «i promesca-
• Il app«ll4 OB apothicaire cpii parolt uue seringue à la maïc, et •'nxiX tbsoln- ■ laaat fairt loa oflce, seaace teaaota. • (Yojei VBislairt du Théitre franfois, Ibb< IX, pa(« 81.) (Aimé MartinO
130 MONSIEUR DE POURCEAUGNAC
l'apothicaire.
Prenez-le, monsieur, prenez-le; il ne vous fera point de mal, il ne vous fera point de mal.
MONSIEUR DE POUUCEAL'GNAC
Ah!
l'apothicaire.
C'est un petit clystère, un petit clystère, bénin, bénin ; il est bénin, bénin : là, prenez, prenez, monsieur; c'est pour déterger, pour déterger, déterger.
SCÈNE XVI. - MONSIEUR DE POURCEAUGNAr, UN APO- THICAIRE, DEUX MÉDECINS grotesques, MATASSINS.
avec des seringues.