A. C. Qui lui refuse le pas
2. A. C. Éd. de 175i. C'est la guerre, puisque son but est la destruction de la société.
3. A. C. Éd. de 1754. Du bannissement, établie dans les tribunaux, qui retranche les coupables de la société.
4. A. C. Est retranché par là de notre société, et n'est plus un de nos membres.
On ne peut pas faire de plus grand affront à un prince que de renoncer à son alliance, ni lui faire de plus grand honneur que de la contracter. Il n'y a rien, parmi les hommes, qui leur soit plus glorieux, et même plus utile, que d'en voir d'autres toujours attentifs à leur conservation.
Mais, pour que Talliance nous lie, il faut qu'elle soit juste : ainsi une alliance faite entre deux nations pour en opprimer une troisième, n'est pas légitime; et on peut la violer sans crime.
Il n'est pas même de l'honneur et de la dignité du prince de s'allier avec un tyran. On dit qu'un monarque d'Egypte fit avertir le roi de Samos de sa cruauté et de sa tyrannie, et le somma de s'en corriger ; comme il ne le fit pas, il lui envoya dire qu'il renonçoit à son amitié et à son alliance.
La conquête ne donne point un droit par elle-même. * Lorsque le peuple subsiste, elle est un gage de la paix et de la réparation du tort; et, si le peuple est détruit ou dispersé, elle est le monument d'une tyrannie.
Les traités de paix* sont si sacrés parmi les hommes, qu'il semble qu'ils soient la voix de la nature, qui réclame ses droits. Us sont tous légitimes lorsque les conditions
i. A. C. Le droit do coaquêto n'est point un droit. Une société ne peut être fondée que sur la volonté des associé.^. Si elle est détruite par la conquête, le peuple redevient libre; il n'y a plus de nouvelle société; et si le vainqueur en veut former, c'est une tyrannie. — Conf. Esprit des lois, X, 3.
2. A. C. A regard des traités de paix, ils ne sont jamais légitimes lorsqu'ils ordonnent une cession ou dédommagement plus considérable que le dommage causé; autrement c*est une pure violence contre laquelle on peut toujours revenir, à moins que, pour ravoir ce qu*on a perdu, on no soit obligé de se servir de moyens si violents, qu*il en arrive un mal plus grand que le bien que Ton en doit retirer.
en sont telles, que les deux peuples peuvent se conserver; sans quoi, celle des deux sociétés qui doit périr, privée de sa défense naturelle par la paix, la peut chercher dans la guerre.
Car la nature, qui a établi les diiïérents degrés de force et de foiblesse parmi les hommes, a encore souvent égalé la foiblesse à la force par le désespoir.
Voilà, cher Rhédi, ce que j'appelle le droit public ; voilà le droit des gens, ou plutôt celui de la raison. *
De Paris, le 4 de la lune de zilhagé, 1716.
1. Co dernier alinéa, retranche dans Tédition de 175i, a été rétabli dans Tédition de 1758 {OEuvres complètes) et conserve dans les éditions suivantes.