‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 2)Chapitre 211 sur 245 · Allusion au tndté Ik McUrimonio, du Jésuite Saochei · texte numérisé non relu

Allusion au tndté Ik McUrimonio, du Jésuite Saochei

admiration ; je vous dirois sans cesse : Cela est divin, cela est respectable 1 il y a du merveilleux I Et il en arriveroit, de deux choses Tune, ou que je vous tromperois, ou que je me déshonoreroîs dans votre esprit.

Nous en restâmes là; une affaire, qui survint au dervis, rompit notre conversation jusqu'au lendemain.

De Paiit, le 28 de la lune de rhamaxan, 1719.

RICA AU MÊME

Je revins à l'heure marquée; et mon homme me mena précisément dans l'endroit od nous nous étions quittés. Voici, me dit-il, les grammairiens, les glossateurs et les commentateurs. Mon père, lui dis-je, tous ces gens-là ne peuvent-ils pas se dispenser d'avoir du bon sens? Oui, dit-il, ils le peuvent; et même il n'y parott pas, leurs ouvrages n'en sont pas plus mauvais; ce qui est trèscommode pour eux. Gela est vrai, lui dis-je ; et je connois bien des philosophes qui feroient bien de s'appliquer à ces sortes de sciences. *

Voilà, poursuivit-il, les orateurs, qui ont le talent de persuader indépendamment des raisons; et les géomètres, qui obligent un homme, malgré lui, d'être persuadé, et le convainquent avec tyrannie.

Voici les livres de métaphysique, qui traitent de si grands intérêts, et dans lesquels l'infini se rencontre partout; les livres de physique, qui ne trouvent pas plus de merveilleux dans l'économie du vaste univers, que dans la machine la plus simple de nos artisans.

Les livres de médecine, ces monuments de la fragilité

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