‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 2)Chapitre 42 sur 245 · EtprU des lois, xxiv · texte numérisé non relu

EtprU des lois, xxiv

en avons. Si les corps de ceux qui ne se lavent point ne blessoient ni l'odorat, ni la vue, comment auroit-on pu s'imaginer qu'ils fussent impurs?

Les sens, divin mollak, doivent donc être les seuls juges de la pureté ou de l'impureté des choses? Mais, comme les objets n'affectent point les hommes de la même manière ; que ce qui donne une sensation agréable aux uns, en produit une dégoûtante chez les autres; il suit que le témoignage des sens ne peut servir ici de règle, à moins qu'on ne dise que chacun peut, à sa fantaisie, décider de ce point, et distinguer, pour ce qui le concerne, les choses pures d'avec celles qui ne le sont pas.

Mais cela même, sacré mollak, ne renvei'seroit-il pas les distinctions établies par notre divin prophète, et les points fondamentaux de la loi qui a été écrite de la main des anges?

D'BneroD, le 80 de la Itme de gemmadi 2, 1711.

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