‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 3)Chapitre 132 sur 183 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

Quelques personnes1 ont fait cette objection : Dans le le livre de VE prit des Lois, c'est l'honneur ou la crainte qui font le principe de certains gouvernements, non pas la vertu ; et la vertu n'est le principe que de quelques autres : donc les vertus chrétiennes ne sont pas requises dans la plupart des gouvernements.

Yoici la réponse : l'auteur a mis cette note au chapitre v du livre IIIe : « Je parle ici de la vertu politique, qui est la vertu morale, dans le sens qu'elle se dirige au bien général; fort peu des vertus morales particulières ; et point du tout de cette vertu qui a du rap- * port aux vérités révélées ». Il y a, au chapitre suivant, une autre note qui renvoie à celle-ci ; et aux chapitres il et ni du livre Ve l'auteur a défini sa vertu, u l'amour de la patrie. » Il définit l'amour de la patrie,

1. C'est une réponse à la lettre insérée dans le Journal de Trévoux qae nous avons publiée, Sup., pages 101 et suivantes. '

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