‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 3)Chapitre 48 sur 183 · L'an 768. (M · texte numérisé non relu

L'an 768. (M

s'y passa, dans l'auteur de l'ancienne collection historique mise au jour par Canisius\ et celui des Annales de Metz, comme Ta remarqué * M. Baluze. Et j'y vois deux choses en quelque façon contraires : qu'il fit le partage du consentement des grands; et ensuite, qu'il le fit par un droit paternel. Cela prouve ce que j'ai dit, que le droit du peuple, dans cette race, étoit d'élire dans la famille : c'étoit, à proprement parler, plutôt un droit d'exclure qu'un droit d'élire.

Cette espèce de droit d'élection se trouve confirmée par les monuments de la seconde race. Tel est ce capitulai re de la division de l'empire que Charlemagne fait entre ses trois enfants, où, après avoir formé leur partage, il dit3 que, « si un des trois frères a un fils, tel que le peuple veuille l'élire pour qu'il succède au royaume de son père, ses oncles y consentiront ».

Cette même disposition se trouve dans le partage que Louis le Débonnaire fit entre ses -trois enfants4, Pépin, Louis et Charles, l'an 837, dans l'assemblée d'Aix-la- Chapelle; et encore dans un autre partage du même empereur5, fait vingt ans auparavant, entre Lothaire, Pépin et Louis. On peut voir encore le serment que Louis le Bègue fit à Compiègne, lorsqu'il y fut couronné. « Moi, Louis6, constitué roi par la miséricorâe de Dieu, et l'élec-

i. Tome II, Lectionis antiquœ. (M.)

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