‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 4)Chapitre 133 sur 488 · LIVRE XXIV, CHAP. XXIV · texte numérisé non relu

LIVRE XXIV, CHAP. XXIV

cette nourriture, est donc tpës-utile aux hommes dans ces climats.

La chair ^ des bestiaux n'y a pas de goût; et le lait et le beurre qu'ils en tirent fait une partie de leur subsistance : la loi qui défend de manger et de tuer des vaches n'est donc pas déraisonnable aux Indes.

Athènes avoit dans son sein une multitude innombrable de peuple' ; son territoire étoit stérile : ce fut une maxime religieuse, que ceux qui oflroient aux dieux de certains petits présents, les honoroient' plus que ceux qui immoloient des bœufs.

i. Voyage de Bernier, tome II, p. 137. (M.)

2. V. Sup, liv. m, ch. m. Cette multitude innombrable est prise au sens relatif. C'est proportionnellement à son territoire qu'Athènes était très-peuplée. Cest ce que Montesquieu explique lui-môme dans ses Èclair~ cissements sur VEtprit des lois. V. inf. tome YI, à la suite de la Défense.

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