‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 4)Chapitre 148 sur 488 · DO LUXE DE LA SUPERSTITION · texte numérisé non relu

DO LUXE DE LA SUPERSTITION

a Ceux-là sont impies envers les dieux, dit Platon S qui nient leur existence ; ou qui l'accordent, mais soutiennent' qu'ils ne se mêlent pointdes choses d'ici-bas; ou enfin, qui pensent qu'on les apaise aisément par des sacrifices : trois opinions également pernicieuses. » Platon dit là tout ce que la lumière naturelle a jamais dit de plus sensé en matière de religion.

La magnificence du culte extérieur a beaucoup de rapport à la constitution de l'État. Dans les bonnes républiques, on n'a pas seulement réprimé le luxe de la vanité, mais encore celui de la superstition. On a fait dans la religion des lois d'épargne. De ce nombre sont plusieurs lois de Solon, plusieurs lois de Platon sur les funérailles, que Cicéron a adoptées; enfin quelques lois de Numa' sur les sacrifices.

u Des oiseaux, dit Cicéron, et des peintures faites en un jour, sont des dons très-divins*. »

« Nous offrons des choses communes, disoit un Spar-

i. Des lois, liv. X. (M.)

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