TIRÉES DE LEUR PROPRE NATURE
Est-ce une bonne loi, que toutes les obligation civiles passées dans le cours d'un voyage entre les matelots dans un navire, soient nulles? François Pyrard nous dit' qu3 de son temps elle n'étoît point observée par les Portugais, mais qu'elle Tétoit par les François. Des gens qui ne sont ensemble que pour peu de temps, qui n'ont aucuns besoins, puisque le prince y pourvoit, qui ne peuvent avoir qu'un objet, qui est celui de leur voyage, qui ne sont plus dans la société, mais citoyens du navire, ne doivent point contracter de ces obligations qui n'ont été introduites que pour soutenir les charges de la société civile.
C'est dans ce même esprit que la loi des Rbodiens, faite pour un temps où Ton suivoit toujours les côtes, vouloit que ceux qui, pendant la tempête, restoient dans le vaisseau, eussent le navire et la charge, et que ceux qui l'avoient quitté, n'eussent rien.