LIVRE XXVHI, CHAP. XXXIX
législation. II faut quelquefois bien des siècles pour préparer les changements; les événements mûrissent, et voilà les révolutions.
Le parlement jugea en dernier ressort de presque toutes les affaires du royaume. Auparavant il ne jugeoit que de celles* qui étoient entre les ducs, comtes, barons, évoques, abbés, ou entre le roi et ses vassaux*, plutôt dans le rapport qu'elles avoient avec Tordre politique, qu'avec Tordre civil. Dans la suite», on fut obligé de le rendre sédentaire, et de le tenir toujours assemblé; enfm on en créa plusieui*s, pour qu'ils pussent suffire à toutes les affaires.
A peine le parlement fut-il un corps fixe, qu'on commença à compiler ses arrêts. Jean de Monluc, sous le règne de Philippe le Bel, fit le recueil qu'on appelle aujourd'hui les registres Olim *.
1. Voyez Dutillet, sur la cour des pairs. Voyez aussi la Roche-FIavin, liv. I, c. m ; Budée, et Paul-Émile. (M.)
2. Les autres affaires étoicntdécidécs par les tribunaux ordinaires. (M.)
3. A. B. Bientôt on fut obligé de le rendre sédentaire, au lieu qu*il ne se tcnoit que quelquefois par an; enfin, etc.
4. Voyez Texcel lent ouvrage de M. le président Hénault, [Nouvel abrégé chronologique de V Histoire de France,] sur Tan 1313. (M.)