‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 4)Chapitre 337 sur 488 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

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La France êtoit régie, comme J'ai dit, par des ton tûmes non écriies; et les usages particuliers de chaque seigneurie formoient le droit civil. Chaque seigneurie avolt son droit civil, comme le dit Beaumanoir^ ; et un droit s( particulier, que cet auteur, qu'on doit regarder comme la lumière de ce tempsU, et une grande lumière, dit qu'il ne croît pas que dans tout le royaume il y eût deux sei» gneuries qui fussent gouvernées de tout point par la n»éme loi.

Cette prodigieuse diversité avoit une première origine, et elle en avoit une seconde. Pour la première, on peut se souvenir de ce que j'ai dit ci-dessus au chapitre des coutumes locales * ; et, quant à la seconde, on la trouve dans les divers événements des combats judiciaires ; des cas continuellement fortuits devant introduire naturellement de nouveaux usages.

Ces coutumes-là étoient conservées dans ht mémoire des vieillards ; mais il se forma peu à peu des lois ou des comtumes écrites.

!• Bans le commencement de la troisième race*, les

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