Liv. I, form. wiu. (M
5. Du mot treu\ qui signifie fidèle chez les Allemands, et chex les Anglois true, vrai, (M.) En vieux français, dru signifie fidèle^ et drutrifi, fidélité.
ti. Leudes, fidèles. (M.) 7. Vassali, seniores. (M.)
les biens de ceux-ci se régloient plutôt par la loi politique que par la loi civile, et qu'ils étoientle sort* d'une année, et non le patrimoine d'une famille.
Les biens réservés pour les leudes furent appelés des biens fiscaux*, des bénéfices, des honneurs, des fiefs, dans les divers auteurs et dans les divers temps.
On ne peut pas douter que d'abord les fiefs ne fussent amovibles'. On voit, dans Grégoire de Tours*, que l'on ôte à Sunégisile et à Galloman tout ce qu'ils tenoient du fisc, et qu'on ne leur laisse que ce qu'ils avoient en propriété. Contran, élevant au trône son neveu Childebert, eut une conférence secrète avec lui, et lui indiqua ceux* à qui il devoit donner des fiefs, et ceux à qui il devoît les ôter. Dans une formule de Marculfe*, le roi donne en échange, non-seulement des bénéfices que son fisc tenoit, mais encore ceux qu'un autre avoit tenus. La loi des Lombards oppose les bénéfices à la propriété ''. Les historiens, les formules, les codes des différents peuples barbares, tous les monuments qui nous restent, sont unanimes. Enfin, ceux qui ont écrit le Livre des fiefs ', nous apprennent que d'abord les 'seigneurs purent les ôter à leur volonté.
\. C/est-à-dire U lot, la part.
2. Fiscalia. Voyez la formule xiv de Marculfc, liv. I. Il est dit dans le vie de saint Maur, dédit fiscum unum; et dans les Annales do Metz sur Tan 717, dedil illi comitatus et fiscos plurimof. Les biens destinés à Tentreticn de la famille royale étoicnt appelés regalia. (M.)
3. Voyez le liv. I, tit. I, des ficfs ; et Cujas sur ce livre. (M.)