‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 4)Chapitre 66 sur 488 · DES PORTS DE MER · texte numérisé non relu

DES PORTS DE MER

Dans les ports de mer, où les hommes s'exposent à mille dangers, et vont mourir ou vivre dans des climats reculés, il y a moins d'hommes que de femmes; cependant on y voit plus d'enfants qu'ailleurs. Gela vient de la facilité de la subsistance. Peut-être même que les parties huileuses du poisson sont plus propres à fournir celte matière qui sert à la génération. Ce seroit une des causes de ce nombre infini de peuple qui est au Japon ^ et à la Chine ', où l'on ne vit presque que de poisson '• Si cela étoit, de certaines règles monastiques, qui obligent de vivre de poisson, seroient contraires à l'esprit du législateur même.

1. Le Japon est composé d'Iles ; il y a beaucoup de rivages, et la mer est très-poissonneuse. (M.) 3. La Chine est pleine de ruisseaux. (M.) a. Voyez le P. du Halde, t. U, p. 139, 142 et euÎTantes. (M.)

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