‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditions (volume 5)Chapitre 10 sur 217 · CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

CHANT PREMIER

* Son murmura veitra eolumbœf

Bmehia non hederœ, non vincant oteuta conefue, (Fragment d'un épithaUme de l'emperear Oallien*.)

Vénus préfère le séjour de Gnide à celui de Paphos et d'AmathoDte. Elle ne descend point de l'Olympe sans venir parmi les Gnidiens. Elle a tellement accoutumé ce peuple heureux à sa vue, qu'il ne sent plus cette horreur sacrée qu'inspire la présence des dieux. Quelquefois elle se couvre d'un nuage, et on la reconnoit à l'odeur divine qui sort de ses cheveux parfumés d'ambroisie.

La ville est au milieu d'une contrée, sur laquelle les dieux ont versé leurs bienfaits à pleines mains : on y jouit d'un printemps éternel ; la terre, heureusement fertile, y prévient tous les souhaits ; les troupeaux y paissent sans nombre; les vents semblent n'y régner que pour répandre

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