Tite-LtTe, liv. VII. (M
Mais surtout leur maxime constante fut de divisera La république d'Achaîe étoit formée par une association de villes libres ; le sénat déclara que chaque ville se gouverneroit dorénavant par ses propres lois, sans dépendre d'une autorité commune.
La république des Béotiens étoit pareillement une ligue de plusieurs villes : mais comme, dans la guerre contre Persée, les unes suivirent le parti de ce prince, les autres celui des Romains, ceux-ci les reçurent en grâce, moyennant la dissolution de l'alliance commune*.
Si un grand prince, qui a régné de nos jours', avoit suivi ces maximes, lorsqu'il vit un de ses voisins détrônés il auroit employé de plus grandes forces pour le soutenir, et le borner dans l'Ile qui lui resta fidèle '. En divisant la seule puissance qui put s'opposer à ses desseins, il auroit tiré d'immenses avantages du malheur même de son allié.
Lorsqu'il y avoit quelques disputes dans un État, ils jugeoient d'abord l'affaire; et, par là, ils étoient sûrs de n'avoir contre eux que la partie qu'ils avoient condamnée. Si c'étoit des princes du même sang qui se disputoient la couronne ^, ils les déclaroient quelquefois tous deux rois':
1. A. Lorsque quelque État formoit un corps trop redoutable par si situation, on par son union, ils ne manquoient jamais de le diviser.
2. A. ajoute : La Macédoine étoit entourée de montagnes inaccessibles; le sénat la partagea en quatre parties égales, les déclara libres, défendit toutes sortes de liaisons entre elles, même par mariage, fit transporter les nobles en Italie, et par là réduisit à rien cette puissance.