A. Ils n'exposoient jamais, etc
5. Voyez comme ils se conduisirent dans la guerre de Macédoine. (M.) 0. C'est-à-dire les habitants et non pas les édifices»
170 GRANDEUR ET DËCADENCE
des personnes, des terres, des villes, des temples, et des sépultures même ' .
Ils pouvoient même donner à un traité une interprétation arbitraire : ainsi, lorsqu'ils voulurent abaisser les Rhodiens, ils dirent qu'ils ne leur avoient pas donné autrefois la Lycie comme présent, mais comme amie et alliée.
Lorsqu'un de leurs généraux faisoit la paix pour sauver son armée prête à périr, le sénat, qui ne la ratîGoit point, profitoit de cette paix, et continuoit la guerre. Ainsi, quand Jugurtba eut enfermé une armée romaine, et qu'il l'eut laissée aller sous la foi d'un traité, on se servit contre lui des troupes mêmes qu'il avoit sauvées : et, lorsque les Numantins eurent réduit vingt mille Romains, prêts à mourir de faim, à demander la paix, cette paix, qui avoit sauvé tant de citoyens, fut rompue à Rome ; et .l'on éluda la foi publique, en envoyant' le consul qui Tavoit signée*.
Quelquefois ils traitoient de la paix avec un prince, sous des conditions raisonnables; et, lorsqu'il les avoit exécutées, ils en ajoutoient de telles, qu'il étoit forcé de recommencer la guerre. Ainsi, quand ils se furent fait livrer* par Jugurtba ses éléphants, ses chevaux, ses tré-