‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditionsChapitre 136 sur 442 · SONT CEUX QUI ONT FAVORISE LES VICES DU CLIMAT · texte numérisé non relu

SONT CEUX QUI ONT FAVORISE LES VICES DU CLIMAT

ET LES BONS SONT CEUX QUI s't SONT OPPOSÉS.

Les Indiens croient que le repos et le néant sont le fondement de toutes choses et la fin où elles aboutissent. Ils regardent donc l'entière inaction comme Tétat le plus parfait et Tobjet de leurs désirs. Us donnent au souverain être^ le surnom d'immobile. Les Siamois croient que la félicité* suprême consiste à n'être point obligé d'animer une machine et de faire agir un corps.

Dans ces pays, où la chaleur excessive énerve et accable, le repos est si délicieux et le mouvement si pénible, que ce système de métaphysique paroît naturel ; et Foë^y législateur des Indes, a suivi ce qu'il sentoit, lorsqu'il a mis les hommes dans un état extrêmement passif; mais sa doctrine, née de la paresse du climat, la favorisant à son tour, a causé mille maux.

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