IAMËRE DE PENSER D^ARISTOTE
L'embarras d'Aristote paroît visiblement quand il traite de la monarchie ^ Il en établit cinq espèces : il ne les distingue pas par la forme de la constitution, mais par des choses d'accident, comme les vertus ou les vices du prince; ou par des choses étrangères, comme l'usurpation de la tyrannie, ou la succession à la tyrannie. • Aristote met au rang des monarchies et l'empire des Perses et le royaume de Lacédémone, Mais qui ne voit que l'un étoit un État de spotique, et l'autre, une république ?
Les anciens, qui ne con noissoient pas la distribution des trois pouvoirs dans le gouvernement d'un seul, ne pouvoient se faire une idée juste de la monarchie'.
1. Politique, liv. III, chap. xrv. (M.) Poar Aristote, la monarchie est le gouTemement légitime d*un seul homme , quelle que soit la diversité de ce pouvoir unique chez des peuples différents.
2. Ce3t-à-dirc de la monarchie avec des Ordres, des corporations et des privilèges, telle que Tentend Montesquieu.