‹ Œuvres complètes de Montesquieu, avec les variantes des premières éditionsChapitre 305 sur 442 · LES MOEURS, LES MANIÈRES ET LE CARACTÈRE D*UNE NATION · texte numérisé non relu

LES MOEURS, LES MANIÈRES ET LE CARACTÈRE D*UNE NATION

Les coutumes d'un peuple esclave sont une partie de sa servitude : celles d'un peuple libre sont une partie de sa liberté.

J'ai parlé au livre XI* d'un peuple libre; j'ai donné les principes de sa constitution : voyons les effets qui ont dû suivre, le caractère qui a pu s'en former, et les manières qui en résultent.

Je ne dis point que le climat n'ait produit, en grande partie, les lois, les mœurs et les manières de cette nation ; mais je dis que les mœurs et les manières de cette nation devroient avoir un grand rapport à ses lois.

Comme il y auroit dans cet État deux pouvoirs visibles : la puissance législative et l'exécutrice , et que tout citoyen y auroit sa volonté propre, et feroit valoir à son gré son indépendance, la plupart des gens auroient plus d'affection pour une de ces puissances que pour l'autre *, le

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