CHAPITRE IX
CONTINUATION DU SIEME SUJET
Paulin ayant mandé à l'empereur Alexandre ' « qu'il se préparoit à poursuivre comme criminel de lèsemajesté un juge qui avoit prononcé contre ses ordonnances; » l'empereur lui répondit « que, dans un siècle comme le sien, les crimes de lèse-majesté* indirects n'avoient point de lieu*. »
Faustinien ayant écrit au même empereur qu'ayant juré, par la vie du prince, qu'il ne pardonneroit jamais à son esclave, il se voyoit obligé de perpétuer sa colère, pour ne pas se rendre coupable du crime de lèse-majesté : « Vous avez pris de vaines terreurs*, lui répondit l'empereur, et vous ne connoîssez pas mes maximes. »
Un sénatus-consulte * ordonna que celui qui avoit fondu des statues de l'empereur, qui auroient été réprouvées**, ne seroit point coupable de lèse-majesté. Les empereurs Sévère et Antonin écrivirent à Pontius que celui