‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 129 sur 975 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Tibère.

Comme on voit un fleuve miner lentement et sans bruit les digues qu'on hii oppose, et enfei les renverser dans un moment, et couvrir les campagnes qu'elles conservaient, ainsi la puissance souveraine sous Auguste agit insensiblement et renversa sous Tibère avec violence.

n y avait une Uà de majesté contre c^x qui oonmettaient quelque attentat contre le peuple romain. Tibère se saisit de cette loi , et l'appliqua, non pas aux cas pour lesquels elle avait été faîte , mais à tout ce qui put servir sa haine ou ses défiances. Ce n'étaient pas seulement les actions qui tombaient dans le cas de cette loi, mais des paroles, des signes, et despen8ée8niéme;carcequiseditdans eesépanchements de eœur que la conversation produit entre deux amis ne peut être regardé que comme des pen-

' Voyez Tacite, Annales, Uv. XIV, sur les soldati menés à TVrente et à Antium.

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