‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 157 sur 975 · LIVRE II, CHAPITRE H · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE H

de fie des peuples, labonreun, chass^irs oupastcnis :eUes doivent se rapporter au degré de liberté que la coasUtutioii pmt soufi&ir ; à la religion des habitants, à leurs inclinations , à lecurs richesses , à leur nombre, à leur commerce, à leurs mœurs , à leurs manières* Enfin, eUes ont des rapports entre dks; elles en ont a?ec leur origine, avec l'objet du légiftlatfffiT, avec Tordre des choses sur lesquelles elles sont établies. C'est dans tCNites ces vues qu'il &ut les considérer.

Cest ce que j'entreprends de faire dans cet ouvrage. Texaminerai tous ces rapports : ils for- Bent tous ensemble ce que l'on appelle Tbspbit

DIS LOIS

Je n'ai point séparé les lois poUliques des civi" U$ : car, comme je ne traite point des lois , mais et l'esprit des lois, et que cet esprit consiste •dans les divers rapports que les lois peuvent avoir iree diverses choses, j'ai dd moins suivre l'ordre naturel des lois quer celui de ces rapports et de ces choses.

Teiamlnerai d*abord les rapports que les lois ont i?ec la nature et avec le principe de diaque gouTemement; et comme ce principe a sur les lois une suprême IMuenoe, je m'attacherai à le bien connaître; et si je puis une fois l'établir, on en ferra couler les lois comme de leur source. Je panerai ensuite aux autres rapports , qui semblent être plus particuliers.

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