SS
Ainsi , dans les États monarehiques , les gouverneurs parUadiers des riHes ne relèrent pas tellement du gooremeur de la proTÎnee, qu'ils ne relèvent du prince encore davantage ; et les officiers particuliers des corps militaires ne dépendent pas teQement du général, qu'ils ne dépendent du prince encore plus.
Dans la plupart des États monarchiques, on a sagement établi que ceux qui ont un commandement un peu étendu ne soient attachés à aucun corps de milice; de sorte que, n'ayant deconunandeoôentquepar une volonté particulière du prince, pouvant être employés et ne Tétre pas, ils sont en quelque foçon dans le service, et en quelque fiicon ddiors.
Ced est Incompatible avec le gouvernement despotique. Car, si ceux qui n'ont pas un emploi actuel Avaient néanmoins des prérogatives et des titres , il y aurait dans l'État des hommes grands par euxmêmes ; ce qui choquerait la nature de ce gouvernement.
Que si le gouverneur d^me ville était indépendant du padia, il £3udrait tous les jours des tempéraments pour les accommoder: chose absurde ^aiMK un gouvernement despotique. Et , de plus , le gooremeur particulier pouvant ne pas obéir, comment rautre pourrait-il répondre de sa province
sur sat^?
Dans ce gouvernement, Tautorité ne peut être
balancée; celle du moindre magistrat ne l'est pas
phis que celle du despote. Dans les pays modérés,
j la loi est partout sage , die est partout connue , et
> les pins petits magistrats peuvent la suivre. Mais
: àmn le despotisme , où la loi n'est que la volonté
du prince, quand le prince serait sage, comment
un mi^;îstrat pourraiMl suivre une volonté qu'il
• ne connaît pas? Il faut qu'il suive la sienne.
n y a phis; c'est que la loi n'étant que ce que le prince veut, et le prince ne pouvant vouloir que ce qu'il connaît , il &ut bien qu'il y ait une uifinité de gens qd veuillent pour lui et comme
Enfin, la loi étant la volonté momentanée du prince, il est nécessaire que eem, qui veulent pour lui veuillent subitement comme lui .