‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 223 sur 975 · LI¥RE VI, CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

LI¥RE VI, CHAPITRE XVI

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on verra bien qie les Bomains aTaient suivi cet esprit que j*ai dit être naturel à la république.

Sylla, qui confondit la tyrannie, Tanarchie et b liberté) ft les lois ConiâieiHies. Il sembla ne fûre d« règlements que pour établir des crimes, iinsl, qualifiant une infinité d*actions du nom de meurtre, il trouva partout des meurtriers; et, par une pratique qui ne fiit que trop suivie, il tendit des pîéges, sema des épines, ouvrit des abîmes sur le cbemin de tous les citoyens.

Presque toutes les lois de Sylla ne portaient que HBterdietkm de Teau et du frâ. César y lyouta la confiscation des biens * , parce que les riches gardant dans l'exil leur patrimoine, ils étaient plus bardis à oommettre d^ crimes.

Les empereurs ayant établi un gouvernement militaire, ito sentirent bientôt qu'il n*était pas moins terriUe contre eux que contre les sujets; ils cherchèreot à le tempérer: ils crurent avoir besoin des dignités, et du respect qu'on avait pour elles.

Oa s'approcha un peu de la monarchie, et l'on divisa les peines en trois classes* : celles qui regndaîent les premières personnes de l'État^, et qui étaieat assez douces ; celles qu'on infligeait aux personnes d'un rang inférieur 4, et qui étaient plus sévères ; «afin celles qui ne concernaient que les conditions basses ', et qui furent les plus rigoureuses. Le féroce et insensé Maximin irrita , pour ainsi dire , le gouvernement militaire, qu'il aurait fallu adoucir. Le sénat af^^renait, dit Capitolin ^, que les uns avaient étémisen croix, les autres exposés aux bétes, ou enfermés dans des peaux de bétes , récemment tuées, sans aucun égard pour les dignités. Il semblait vouloir exercer la discipline militaire, sur le modèle de laquelle il prétendait régler les affaires civiles.

On trouvera, dans les Considérations sur la §nmdew des Romains ei leur décadence 7, comment Constantin changea le despotisme militaire «a un despotisme militaire et civil , et s'approcha de la monarchie. On y peut suivre les diverses révoltions de cet État, et voir comment on y passa de la rigueur à l'indolence, et de l'indolence à l'hnpmité.

amxii, eum totmpUie$ êo facUku «ee- Ifrv M obUçmrmi, qwod nUegris ptUnmomiê, txulartmt, (SoÉiOHB, m JuUo Ctaart.)

* Vojm là M S, fi X«9if , ad ley, Comàl, d* SiearHi; et «itrèMraod noalm <r«iitRi, an Digeste et ao Codt. *

^ /i|^nof. Leg. 3, fi Legû ad leg. Cornet, de Sicariia.

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