‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 248 sur 975 · CHAPITRE XVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVn

De Tadministration des femmes.

n est contre la raison et contre la nature que les femmes soient mattresses dans la maison , conune cela était établi chez les Égyptiens ; mais il ne Test pas qu'elles gouvernent un empire. Dans le pre mier cas , l'état de faiblesse où elles sont ne leur permet pas la prééminepce; dans le second leur faiblesse même leur donne plus de douceur et de modération : ce qui peut faire un bon gouvemement, plutôt que les vertus dures et féroces.

Dans les Indes, on se trouve très-bien du goavemement des femmes ; et il est établi que , si les mâles ne viennent pas d'une mère du même sang, les filles qui ont une mère du sang royal suocè dent 4. On leur donne tm certain nombre de p«r«

1 L'auteuraprtsidlesSnnites, peuples delaSarmatie, pour les Samnites , peuples de ntalle. Stobée les aliène Zcùnmt « Sunits. Ortelins et Pnocupe parlent de ces peuples. La Martinière les nomme Snniti, (D.)

* Fragm. de ntoolas de Damas, tiré de Stobée, dans 1er» euell de Const. Porpbyr.

3 n leur permet même de se voir plus fréavemment. — (PLkTOydeHepublica, lib. V.)

4 Lettrée éd^nia, quatorzèène recoeUc

UVRE Vni, CHAPITRE H.

sonnes pour les aider à porter le poids du gouveroement. Selon M. Smith ■ , on se trouve aussi trèsbien du gouvernement des femmes en Afrique. Si Ton ajoute à cela l'exemple de la Moscovie et de FAngleterre, on verra qu'elles réussissent également, et dans le gouvernement modéré, et dans le gouvernement despotique.

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