CHAPITRE XXni
Des espions daus la monarchie.
Faut-il des espions dans la nonareldef Ce ifest pas la pratique ordinaire des bons princes. Quand un homme est fidèle aux lois , il a satisfait à et qu'il doit au prince. U fout au moins quil ait sa maison pour asile, et le reste de sa conduite eo sûreté. L'espionnage serait peut-être toléraUe s'il pouvait être exercé par d'honnêtes gens; mais l'infamie nécessaire de la personne peut ftire juger de l'infamie de la chose. Un prince doit agir avec ses sujets avec candeur, avec franchise, avec confiance. Celui qui a tant d'inquiétudes, de soupçons et de craintes, est un acteur qui est ejoabarrafisé à jouer son rôle. Quand il voit qu'en général les lois sont dans leur force, et qu'elles sont respectées, il peut se juger en sûreté. L'allure générale lui répond de celle de tous les particuliers. Qu'il n'ait aucune crainte, il ne saurait ^oire couibien on est porté à l'aimer. Eh! pourquoi ne l'aimerait-on pas? n est la source de presque tout le bien qui se fait , et quasi toutes les ptmitions sont sur le compte des lois, n ne se montre jamais au peuple qu'avec un visage sarein : sa gloire même se communique à nous et sa puissance nous soutient. Une preuve qu'on l'aime, c'est que l'on a de la confiance en lui, et que, lorsqu'im ministre refuse, on s'imagine