‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 349 sur 975 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Des tributs , dans les pays où reeclavage de U glèbe

Lorsque dans nm État tout les putieuliers sont citoyens, que chacun y possède par soa domaine ce que le prisée y possède par sou empire, <Ni peut mettre des impôts sur les personnes, sur les terres, ou sur les marchandises ; sur deux de ces choses, ou sur les trois ensemble.

Dans l'mipôt de la personne» b proportion injuste serait celle qui suivrait exactement la proportion des biens. On avait divisé à Athènes > les citoyens en quatre classes. Ceux qui retiraient de leurs biens cinq cents mesures de fruits liquides ou secs payaient au public un talent ; ceux qui en retiraient trois cents mesures devaient un demitalent; ceux qui avaient deux cents mesures payaient dix mines , ou la sixième partie d'un talent; ceux de la quatrième classe ne donnaient rien *. La taxe était juste, quoiqu'elle ne fillt point proportiomielle : si elle oe suivait pas la proportion des biens, elle suivait la proportion des besoins. On jugea que chaean avait un nécessaire physique égal ; que ee nécessaire physique ne devait point être taxé; que Futile venait ensuite, et qull devait être taxé, mais moins que le superflu ; que la grandeur de la taxe sur le superflu empêchait le superflu.

Dans la taxe sur les terres, on Irit des rêles où Ton met les diverses classes de fonds. Mais il est trèsrdifBcile de connaître ces différences» et en-, core phis de trouver des gens q« ne soient point intéressés à les méconnaître. H y a donc là deux sortes d'injustices : l'injustice de l'homme» et Pinjustice de la chose. Mais si en général la taxe o^est point excessive, si oa laisse au peuple un néces-

> PoLLUX,UT.VUI,ehap.x,afti30.

« CeUe quatrième cteaae était conpotée de Dépossédaient rleu. (P.)

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LIVa£ XUI, CHAPITRE IX.

snt abondant, ce» iaîastieei parUeolières ne serwsi n6n.Qiie8it aa contraire, on ne laisse aci peuple 9» ce qu'il lui feut à la rigueur pour ri vre, 1& wHaAr» dif^oportioD sera de la (itas grande

Que quelques citoyens ne payent pas assez, le nel n'est pas grand : leur aisance rerient toujours au public; que quelques particuliers payent trop, leur mine se tourne contre le public. Si l'État proportionne sa fortune à celle des particuliers, l'aisance des particuliers fera bientôt monter sa fortune. Tout d^end da momenl. L'État commencera-t-il par appasfrif les sujets pour s'enrieirir? ou attendra-f-il que des sujets à leur aise l'enrichissent? Avra-t-il le premier avantage ou le second? CornoMDoera-t-i) par être riche, ou ânira-t*il par Fétre?

Les droits sur les Buorchandîses sont ceux que les petites sentent lemoms, parce qu'on ne leur ftit pas ime demande formelle. Ils peuvent être si sagement ménagés, que le penple ignorera presque qu'il les paye. Pour cela, il est d'une grande conséqaeoee que ce soit eehii qui vend la marchandise qni paye le droit. Il sait bien qull ne paye pas pour hn; et fadieteur, qui dans le fond paye, le confond avec le prix. Quelques auteurs ont dit que lié' roa avait dtié le drdt du vingt-cfnqiiième des esclaves qni se vendaient '; il n'avait pourtant fait qu'ordonner que ce serait le vendeur qui le payerait, an lieu de l'achetgur : ce règlement, qui laissait tout rimpôt , parut Fêter.

Il y a deux royaumes en Europe où l'on a mis des Impôts très-forts sur les boissons : dans l'un, le brasseiir seul paye le droit; dans Tautre , il est levé in£fléremment sur tous les sujets qui consomment. Dans le premier, personne ne sent la rigueur de rimpôt; dans le secœsd, il est regardé comme onéreux : dans celui-là, le citoyen ne sent que la liberté qu'il a de ne pas payer; dans cehii-ci , il ne sent que la nécessité qui l'y oblige.

D'ailleurs, pour que le citoyen paye, il faut des recberdies perpétuelles dans sa maison. Rien n'est phis contraire à la liberté; et ceux qui établissent ces sortes d'impôts n'ont pas le bonheur d'avoir à cet égard rencontré la meilleure sorte d'administration.

quoquê quimim et vicetimm venaUtm manctnmùmm g^eeU magUfuamvi;guiacum venditor mparUmfretU,êmp4onbu$ accrescêbaL » jéfmaie$, Uv. xm.)

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