CHAPITRE V
Que les msQTaîBlégialatears sont ceux qideirtfirTeriiélcs | ' Tieesdnclimat,et les bons sontcsBx qui s'y sent appaiéi. I
Les Indiens croient que le repos et le aéant sont le fondement de toutes choses, et la fin où elles aboutissent. Ils regardent donc l'entière inactioii comme l'état le plus par&it et Follet de leurs désirs. Ils donnent au [souverain Être* le surnom d'immobile. Les Siamois croient que la félicité ^ suprême consiste à n'étre^'point obligé d'animer une machine et de faire agir un corps.
Dans ces pays où la chaleur excessive énerve et accable, le repos est si délicieux et le mouvement si pénible, que ce système de métaphysique paraît naturel; et 4 Foé, législateur des Indes, a suivi ce qu'il sentait, lorsqu'il a mis les hommes dans un état extrêmement passif; mais sa doctrine , née de la paresse du climat, la favorisant à son tour, a causé mille maux.
Les législateurs de la Chine furent plus sensés, lorsque, considérant les hommes, non pas dans l'état paisible où ils seront quelque Jour, mais dans l'action propre à leur faire remplir les devoirs de la vie , ils firent leur religion , leur philosophie , et leurs lois, toutes pratiques. Plus les causes physiques
< On volt, par un fragment de Hlcolai éa Damas, raeniMI parGonstantin Porphyrogénèle, qoe la eootnme était aodenne en Orient d'envoyer étrangler an gouverneur qui déplaisait ; eUe était du temps des Mèdes.
a Panamanack. Voyes Xircher.
3 La Loubébe, Relation deSiam, pag. 446.
4 foé vent rédtdrele cœur an par vide, a Noos avons des « yeoi et des ordlles; nute la perfeetion est de ne voir ni en- «tendra: une bouche, des mains, etc. ; la perfection estqoa « ces membres soient dans Tinactlon. » Ced est tiré da diaiogoe d*un philosophe chinois, rapporté par le P. Dahalde, tome m.