CHAPITRE IX
Des nalioiis chez lesquellM It liberté ciffle eet généralemenl établie.
On entend dire tous les jours quMl serait bon que parmi noua il y eût des esclaves.
Mais, poor bien juger de ceci , il ne £aiut pas examiner s'ils seraient utiles à la petite partie riche et voluptueuse de chaque nation ; Sans doute quMIs lui seraient utiles; mais, prenant un autre point de vue, je ne crois pas qu'aucun de ceux qui la composent vouKlt tirer au sort pour savoir qui devrait former la partie de la nation qui serait libre, et cdle qui serait esclave. Ceux qui parlent le plus pour Tesclavage Fauraient le plus en horreur, et les hommes les phis misérables en auraient horreur de même. Le cri pour l'esclavage est donc le cri du luxe et de la volupté, et non pas celui de famour de la félicité publique. Qui peut douter que chaque homme, en particulier, ne fût très-content d'être le maître des biens, de l'honneur et de la vie des autres ; et que toutes ses passions ne se réveillassent tfdiord à cette Idée? Dans ces choses , voulez-vous savmr si les désirs de chacun sont légitimes, examinez les désirs de tous.