CHAPITRE XXIV
Des mariages des rois francs.
J'ai dit ci-dessus que, chez les peuples qui ne cul* tivent point les terres, les mariages étaient beaucoup moins fixes , et qu'on y prenait ordinairement plusieurs femmes. « Les Germains étaient presque les « seuls* de tous les barbares qui se contentassent « d'une smile femme, si l'on en excepte ^ dit Tacite, « quelques personnes qui, non par dissohition, mais « à cause de leur noblesse , en avaient plusieurs. »
Cda explique conmient les rois de la première race eurent on si grand nombre de fenunes. Ces mariages étaient mokis un témoignage d'incontinence qu'un attribut de dignité : ^eût été les blesser dans un endroit bien tendre que de leur fidre perdre une
> LaooQrooiie,ciieilMOBtrogotti8,pa«ad«axfbisparle8 femaies aux mAles : l*iiDe, ptr AmalatoDUie, dam la peraonnetTAtlialarie ; et raatre, par Amalafrède, daniUpenooM d€ Théodat Ce n*est paa que , dMi eux , les femnMS ne poMent régner par eUes-ménes : Amalasonthe, après la mort d*Atbalaric, régna, et régna même après Télection de Théodat, et ooncorremmeot arec lui. Yoyei les Lettres d^Amatanmthe €t de Tkéodoi, dans Cassiodore, Ut. X.
* Prope 9oU barbarorum êingulit uxaribus amtenU aunt, (De Morib, Germ,)
' Egetptù ëémêimm ptmek qtm, non Ubiditu, êedobnoèititatem, plurmiê mtifiiiiê anMuninr. {Jbid,}
telle prérogative ' . Cela explique comment l'exemple des rois ne fiit pas suivi par les si^ets.