CHAPITRE XVra
Des juges pour le commerce.
Xénophon, au livre des Revenus 3, voudrait qu'on donnât des récompenses à ceux des préfets du commerce qui expédient le plus vite les procès. U sentait le besoin de notre juridiction consulaire <
Les affaires du commerce sont très-peu suscep~ tibles de formalités : ce sont des actions de chaque jour, que d'autres de même nature doivent suivre chaque jour; il faut donc qu'elles puissent être décidées chaque jour. Il en est autrement des actions de la vie qui influent beaucoup sur l'avenir, mais qui arrivent rarement. On ne se marie guère qu'une fois ;
■ La banqueroute était si odieuse aux Romains, que laloldea Douze Tables permettait aux créanciers de mettoe en pldoea leurs débiteurs infidèles; et dans la plupart des pajrs, les Iota ont proposé la peine de mort contre les banquerootien. Dans ceux où elles sont les moins sévères , ils sont condamnés à des peines Infamantes; dans aucun gouvernement de TEurope, on n*a vu les enfants de ces hommes flétris être admis aux magistratures. La république de Genève auraltrelle èlé la seule qui eût renoncé à une exclusion dictée par l'honneur et par l*UMge constant des nations ? A-t-U fallu une loi expresse pour réveiller en elle un sentiment que les barbares mémefreganlefit comme le premier de leurs devoirs? (D.)
* Hypotyposei, liv. I, chap. xiv.
* De Proventibu$, cap. m, § 8.
* Les Romains, dans le Bas>Empire, curent cette espèce ds Juridiction pour les nautooniers.