CHAPITRE Xin
Des ports de mer.
Dans les ports de mer, où les hommes s'exposent à mille dangers, et vont mourir ou vivre dans des climats reculés, il y a moins d'hommes que de femmes; cependant on y voit plus d'enfants qu*ailleurs : cela vient de la facilité de la subsistance. Peut-être même que les parties huileuses du poisson sont plus propres à fournir cette matière qui sert à la génération. Ce serait une des causes de ce nombre infini de peuple qui est au Japon 4 et à la Chine^, où l'on ne vit presque que de poisson^. Si cela était, de certaines règles monastiques, qui obligent de vivre de poisson, seraientcontrairesàresprit du législateur même.
CHAPrrRE XIV.
Des produclioDS de la terre qui demandent plus ou moins
dliommes.
Les pays de pâturages sont peu peuplés, parce qu^| peu de gens y trouvent de l'occupation; les terres à blé occupent plus d'hommes, et les vignobles infi^ . niment davantage. '
En Angleterre, on s'est souvent plaint que l'auge
« Aullv. XV1,cbap.iv.
> Voyez Kempfer, qui rapporte UDdénombrement de Méaco.
3 Recueil jiet voyage» qui ont eervi à Vétablisiemeni de la compagnie de» Inde», tom. I , pag. 347.
« Le Japon est composé dMles; U y a beaucoup de rivages ^ et la mer y est très-polssonneose.
s La Chine est pleine de ruisseaux.
^ Voyez le P. Dulialde, tom. H, pag. 139 , 142, et suiir.