CHAPITRE XVin
De l'état des peuples avant les Romains.
L'Italie, la Sicile, l'Asie mineure, l'Espagne, la Gaule, la Germanie, étaient h peu près comme la Grèce, pleines de petits peuples, et regorgeaient d'habitants : l'on n'y avait pas besoin de lois pour en augmenter le nombre.
< MasculammeoMtuetiidimâ inirodueta. (PoUUq, lir. III, cbap. X.)
> /fticf. lib. m.chap. v.
* Soixante Uvres sterling. — Le dievalier Petty, en disant qu*un bommeeo Ani^terre vaut soixante livres sterling, ou treize cents Uvres de notre monnaie, a entendu que chaque homme, par la consommation qu*il fait pour sa dépense de toute e^iéoe, rapportait annuellement à l*État soixante-cinq livres de notre monnaie , qui est le capital de treize cents livres : ce qui est également vrai pour tous les États policés de l'Europe. Quelques-uns des écrivains qui se sont occupés d*économie politique le portent même Jusqu'à cent cinquante livres. Voici le calcul de Tun d'eux qui a écrit à l'occasion du pr^udice « qu'il prétend que cause à plusieurs États de l'Eu, rope le célibat des religieuses et autres dévotes ou esprits faibles, qui croient, comme dit Pu/fendorf dans son traite des Devoin de l* homme, que la Divinite prend plaisir à des inventions humaines et à des genres de vie qui ne s'accordent point avec la consOtution d'une sodéte fondée sur les maximes de la droite raison et de la loi natureUe.
« Il est démontré par plusieurs calculs, conUnue cet auteur, fsdts tant en France qu'en Angteterre, que, dans un grand Ëtat, à compter depuis le souverain jusqu'au pins pauvre de ses sujets, chaque individu dépense, le fort pour le faible, au moins cent cinquante Uvres par an , monnaie de France , pour nourriture, logement, vêtement et antres besoins généralement quelconques.
« Il est démontré aussi que dans un Ëtat policé il n'y a d'auties richesses que ta consommation ; car, sans elle, à quoi sorviraient les productions de la terre, si ce n'est à embarrasser ceux qui en seraient propriétaires?
H Or, chaque individu oonaommant cent dnquante Uvres par an , il doit donc être regardé comme un immeuble appartenant à l'État , valant trois mUle Uvres ; je dis comme un immenbte, panse que, quoique cet Individu soit périssable, il a la faculté de se reproduire et da perpétuer son espèce. » (D.)
DE L'ESPRIT DES LOIS