‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 579 sur 975 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Que les Romains furent dans la nécessité de fiUre des lois pour It propagation de l'espèce.

Les Romains, en détruisant tous les peuples, se détruisaient eux-mêmes. Sans cesse dans l'action , l'effort et la violence, ils s'usaient, comme une arme dont on se sert toujours.

Je ne parlerai point ici de l'attention qu'ils eurent à se donner des citoyens à mesure qu'ils en perduent ^ , des associations qu'ils firent , des droits de cité qu'ils donnèrent, et de cette pépinière immense de citoyens qu'ils trouvèrent dans leurs esclaves. Je dirai ce qu'ils firent, non pas pour ré-

« Ur.Vt

* Tlte-LlTe n*aMigne point à cet contrées des soldats pour habitants; mais U remarque qu'il n*y reste qu'un très-peUt nombre dliommes dont on puisse faire des soklats, au lieu qu'autrefois elles en fournissaient une mulUtude innombrable.

* Œuvres morales, Det oraeUt qui ont ceaé.

* Ut. VU,pag.49e.

^ rai traité ced dans les Contiâérationt iur tés causes de Ui grandeur dnBùwiainê, etc.'

parer la perte des citoyens , mais celle des hommes ; et, comme ce fut le peuple du monde qui sut le mieux accorder ses lois avec ses projets, il n'est point indifférentd'examiner ce qu'il fit à cetégard '.

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