CHAPITRE X
Continuation dtei même sqjet.
On ajouta plusieurs capitulaires à la loi des Lombards, aux lois saliques, à la loi des Bavarois. On en a cherché la raison : il faut la prendre dans la chose même. Les capitulaires étaient de plusieurs espèces. Les uns avaient du rapport au gouvernement politique, d'autres au gouvernement économique, la plupart au gouvernement ecclésiastique , quelquesuns au gouvernement civil. Ceux de cette dernière espèce flirent ajoutés à la loi civile, c'est-à-dire aux lois personnelles de chaque nation : c'est pour cela qu'il est dit dans les capitulaires qu'on h'y a rien stipulé contre la loi romaine >. En effet , cetix qui regardaient le gouvernement économique, ecclésiastique ou politique, n'avaient point de rapport à cette loi ; et ceux qui regardaient le gouvernement civil n'en eurent qu'aux lois des peuples bari>ares, que l'on expliquait, corrigeait, augmentait, et diminuait. Mais ces capitulaires , ajoutés aia lois personnelles, firent, je crois, négliger le corps même des capitulaires. Dans des temps d'ignorance, l'abrégé d'un ouvrage fait souvent tomber l'ouvrage même.